Centre du Sport et de la Jeunesse de Corse
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OCULUS

« Danse Musique et Arts visuels en direct »
mercredi 20 avril 2016 À 19H
Par : Isabelle FERRACCI
HISTORIQUE DU PROJET Kevin NARAN est originaire de Nouvelle Calédonie. A l’issue de ses études, il vient à Montpellier, puis à Lille pour parfaire sa formation de danseur, et c’est à Paris qu’il est auditionné, avec succès, pour intégrer notre équipe dans le spectacle « Traces Vives», une création de la compagnie CREACORSICA, que je dirige à Ajaccio. A l’issue de ce spectacle il décide de vivre en Corse et s’installe à Corte. Il devient un précieux collaborateur pour moi et toute l’équipe de CREACORSICA. Il est très vite touché par les similitudes qui existent entre l’île de Corse et son île natale.
Au cours du travail effectué pour la réalisation de « Traces Vives », des relations artistiques très puissantes se tissent. Pour une séquence précise, Jean-Michel Ropers, le filme en direct dans l’un des moments chorégraphiques qu’il interprète en solo. L’évolution de Kevin est projetée avec tout un travail de recomposition de l’image créant, ainsi, une vision pour le spectateur totalement différente de ce qu’il voit en direct depuis son fauteuil. L’évolution du danseur devient une sorte de peinture contemporaine en mouvement parfois concrète, parfois abstraite. Le processus du réalisateur et le rapport entre corps et image le provoquent. D’autre part, l’évidence de relation, qui se fait jour, pour lui, entre la Corse, et la Nouvelle Calédonie lui donne l’idée de travailler sur un nouveau spectacle. Un récent voyage dans son île natale le conforte dans cette idée et le besoin de créer, en se servant de ses racines, et de son vécu en Corse, s’affirme. Il demande à Jean-Michel ROPERS, réalisateur, concepteur de spectacle, de l’accompagner dans cette aventure. Puis il rencontre Jean-Michel Giannelli percussionniste et compositeur, et lui commande une musique originale, la création est alors en marche, portée par CREACORSICA avec mon soutien artistique. PAT O’ BINE. LE CONTENU OCULUS est un traitement in situ de notre perception visuelle. De la vision vague à la netteté, je m’interroge sur la capacité de notre œil à interpréter les lumières réfléchies par notre environnement. Peut-on retranscrire en direct une perception floue et informelle, comme on pourrait se l’imaginer à l’état embryonnaire, et la développer progressivement vers une perception concrète et réelle du monde ? Grâce au détournement technologique de la caméra et de la projection de l’image sur des supports multiples, je souhaite que le duo embarque le spectateur dans un voyage propre au danseur, celui de la Nouvelle-Calédonie à la Corse. Ainsi une structure solide et froissée qui rappelle le minéral, une voile sensible au souffle évoquant les océans, sont les réceptacles de l’image projetée qui reconstitueront les éléments propres à l’évocation des deux îles. Une performance à la fois chorégraphique et autobiographique, une immersion dans un voyage visuel et subjectif où le réalisateur filme et projette en direct ce corps dansant, mu par sa perception intérieure et l’interprétation qu’il en fait. A l’écoute des rythmes générés par nos pulsions organiques et des rythmes géologiques générés par les mouvements de notre planète, la musique qui accompagne cette relation est essentiellement percussive. LA MUSIQUE Une partition sonore originale créée par Jean-Michel Giannelli. La richesse de ses instruments percussifs lui a permis de trouver une nouvelle couleur musicale autour de l’esprit et de l’identité de l’Océanie. Conçue en complicité avec Kevin Naran, la musique immerge l’auditeur dans un environnement climatique et mouvant rappelant la naissance d’une île. LE STYLE CHOREGRAPHIQUE Une danse qui suscite une empathie pour l’Océanie sans que cela soit ou devienne folklorique.
Une danse contemporaine qui enquête sur la nature du mouvement propre à la Nouvelle- Calédonie et son métissage. De la sensation du soleil sur la peau à la percussion du pied sur la terre, en passant par tous les chemins du corps provoqués par la musique, la signature chorégraphique de chez moi pourrait être... l’énergie !
Cette chose invisible pour notre œil et que l’on perçoit pourtant grâce à l’engagement que l’on porte sur le mouvement. « Oui, la Danse de chez moi... c’est l’énergie ! » Kevin NARAN